Mon blog
Florence Samson - d'une entreprise, d'une association, d'un territoire
RSS

Articles récents

AGRICULTURE Un monde à plusieurs vitesses et sous pression
L'égo, notre pire ennemie
Macron : Le voile se lève et le vernis craque
Roue de l'éveil spirituel
Trump sacrifie l'avenir de nos enfants

Catégories

Développement personnel
Economie, emploi
Evènements
Faits de société
Mes écrits
Mon parcours professionnel
Quatrième de couverture de mes essais
SITE ACSER.ORG
Sur la Toile
fourni par

Mon blog

AGRICULTURE Un monde à plusieurs vitesses et sous pression

L’auteur de cet ouvrage nous fait découvrir ou redécouvrir un monde de l’agriculture qui doit faire face à la mondialisation, aux normes, et à la pression des grands groupes et des consommateurs.

Par ailleurs, cette ex-citadine, issue du monde rural, se replonge dans ses racines. Son expérience professionnelle en qualité de formatrice dans le milieu rural est aussi une source d’inspiration. Elle s’est confrontée à la réalité du monde agricole, pro tant également d’un voyage au Salon de l’Agriculture de Paris et du SIMA de Villepinte en 2017.

Elle nous démontre que les agriculteurs sont rentrés dans le numérique et se structurent chaque jour un peu plus. C’est aussi un milieu où le bio et l’agriculture paysanne refont surface en France, notamment pour être plus en phase avec la nature et les exigences environnementales et des consommateurs.

C’est également un monde en grande souffrance, psychologique et physique. L’auteur n’oublie pas, comme de coutume, que ces entrepreneurs sont avant tout des êtres humains.

L'égo, notre pire ennemie

Depuis plusieurs mois, je me questionne sur la valeur de l'engagement dans notre société.

Depuis l'âge de 15 ans j’œuvre dans le monde associatif et voilà 20 ans que je m'investis en politique.

Mon constat est amère. Le monde associatif connait les mêmes dérives que le monde politique. Certains s'engage non par valeur et conviction mais pour répondre au besoin de leur égo. Le monde associatif évolue malheureusement comme notre société.

Il est des personnes qui ont soif de pouvoir et court après les titres comme moyen de reconnaissance ou pour exister. Or le monde associatif ce n'est pas çà. C'est un don de soi à la hauteur de ses moyens et compétences. C'est le partage, l'entraide, l'échange. L'humain disparait peu à peu Je trouve de moins en moins ma place dans ce monde dont les dérives me désolent.

Quand au monde politique, je ne suis jamais faite d'illusion. Le changement, personne n'en veut. Les égos y sont démesurés, certains rares politiques y sont par convictions, mais beaucoup s'accrochent à leur pouvoir en trustant le maximum de mandats. 

Dans le monde du travail les relations sont tendues, notamment en cette période de chômage de masse qui n'en finit pas depuis 2008. Les deux parties campant sur positions. Au final tout le monde est perdant. Les salariés craquent, se mettent en arrêt, les employeurs s'arrachent les cheveux pour pallier à l'absence de leur salariés. Or tout le monde s'accorde sur le fait que santé, qualité de vie et bien-être sont trois piliers permettant à une entreprise de demeurer dans la course.

La valeur de l'engagement dans notre société souffre avant tout de trop d'égo. Cet égo ne supporte pas la frustration. Or aujourd'hui notre société marche sur la frustration. Notre économie répond avant tout à des envies et non à des besoins. Nous ne cessons de créer de nouvelles envies. Les marketeurs dans les publicités vendent non pas un produits, mais une nouvelle envie. Si je ne possède pas tel ou tel produit je n'existe pas, si je n'en ai pas les moyens je suis frustré.

Or plus la frustration s'accroît dans une société, plus elle crée de la haine et de la violence, il est grand temps de remettre l'humain au centre de notre paradigme et non de faire de l'humain l'esclave d'un système.

Nous vivons réellement une crise des valeurs qui finira par faire exploser notre planète si nous continuons avec la frustration et l'égo. Or c'est l'amour dans le sens large du terme qui permet de s'ouvrir aux autres et d'être.

L'égo est notre pire ennemie.

Macron : Le voile se lève et le vernis craque

A ce-jour, je suis restée en retrait pour observer la nouvelle majorité LREM.

Les électeurs de LREM doivent regretter leur choix. Tout du moins je l'espère. Ils ont voté pour un candidat hors système, quel leurre !

Il se sert du système pour imposer son programme.

Ordonnances pour modifier le code du travail.
Rabotage de l'ensemble des budgets dans chaque ministère dont celui de la Défense alors que nos troupes sont hyper sollicitées en France et en OPEX. Il en est de même pour les forces de l'ordre.
Baisse de l'APL de 5 euros dès octobre. Cela parait peu, mais pour une famille qui tire sur la corde au moindre centime, ce n'est pas rien
Loi de la moralisation politique qui est loin de ce qui avait été promis.
Des députés qui ne comprennent pas le fonctionnement de l'Assemblée nationale et qui votent aux ordres de Élysée.
Etc........

Le voile se lève et le vernis craque.

Le Président Macron doit prendre conscience qu'il risque un troisième tour social. Il  a déjà réussi une chose : faire monter le mécontentement

Roue de l'éveil spirituel

Depuis deux ans je travaille sur le développement de la spiritualité.

Aujourd'hui, je vous offre la Roue de l'éveil spirituel que j'ai conçue.

J'espère qu'elle vous permettra de trouver votre voie.



Trump sacrifie l'avenir de nos enfants

Il fallait s'y attendre, le Président Trump remet en question la signature des USA pour l'accord sur le climat de Paris.

Alors que nous savons tous que l'être humain est responsable de la dégradation des conditions de vie sur notre planète, Trump n'hésite pas à sacrifier l'avenir de nos enfants.

Il maintient son pays dans l'illusion que le tout pétrole est encore l'avenir. Tout comme le fait de toujours produire et produire encore sans penser à recycler les biens qui circulent déjà dans notre économie et finissent dans des tas d'ordures que l'on brule pour les éliminer. Au final cela ne fait qu'amplifier l'impact sur le climat, nos conditions de vie sur Terre et sur la faune et la flore qui subissent.

Il portera la responsabilité de cette décision. Il souhaite préserver les emplois aux États-Unis sans envisager de pouvoir en créer d'autres en lien avec le développement des énergies renouvelables et l'économie circulaire. Pourtant, on sait que ces emplois sont source d'avenir y compris aujourd'hui. En agissant maintenant, en formant les chômeurs, cela participerait à la création de nouveaux emplois et à la relance économique.

Cela implique que nous acceptions de changer de paradigme. Mais ce n'est pas le cas du Président Trump qui a cédé sous la pression des lobbys et pour ses propres intérêts.

La finitude de notre planète l'importe peu....


Savoir déconnecter pour soi

Nous vivons dans un flux incessant d'informations.

Le plus souvent, les informations que nous communiquent les médias sont l'illustration de ce qui a de plus vil dans l'humanité.

Images de guerre, d'attentats, de catastrophes sociales, ou climatiques. Discours de haine, de violences, de révoltes, de lynchage, de partie prix...

Autant de sources anxiogènes qui font monter le climat d'insécurité.

Certes être informé et pas complètement coupé du monde est important car nous ne vivons pas dans le monde des bisounours. 

En revanche, il faut savoir aussi déconnecter pour soi. Voici 15 jours que j'ai commencé une expérience. J'ai décidé de ne plus regarder les journaux télévisés, ni même les documentaires qui nous assènent d'images ou de discours violents. Je continue à lire la presse écrite et ainsi savoir ce qui se passe dans le monde.

Qu'est-ce que je retire aujourd'hui de cette expérience ?

Aujourd'hui je suis plus sereine, moins polluée par des images qui sont la majeur partie du temps négatives. Je passe plus de temps à apprendre, à me pencher sur mon développement personnel et sur l'approfondissement de la spiritualité. Je lis et regarde de plus en plus de choses positives, ce qui me permet de prendre plus de recul sur les évènements.

Vous trouverez peut-être cela égoïste or c'est l'inverse. Plus j'avance dans mon épanouissement personnel et spirituel, plus mon empathie et ma compassion se renforcent. J'ai toujours aidé les autres sans être forcément en paix avec moi-même, Or aujourd'hui j’atteins peu à peu cette sérénité intérieure qui me rend encore plus efficiente avec les autres.

Je me sens de plus en plus connectée à la nature, à mon environnement, à mes sens et à mes émotions. De fait j'ai le souhait de véhiculer le plus possible des messages positifs, optimistes, remplis d'espoir et d'amour.

Ce n'est pas pour autant que je me coupe de la réalité de notre existence, bien au contraire. Je continuerai à participer au débat d'idées et à combattre ce qui me parait aliénant pour l'être humain, la faune et la flore.

Ma conclusion, je reprendrai les mots de Gandhi sois le changement auquel tu aspires.

In fine c'est en acceptant de se remettre quotidiennement en question en sortant de sa zone de confort que l'on peut initier le mouvement. Ceci est à la portée de chacun d'entre nous.

AGRICULTURE Un monde à plusieurs vitesses et sous pression.

En avant-première la quatrième de couverture de mon prochain ouvrage à paraitre chez l'Harmattan.


AGRICULTURE
Un monde à plusieurs vitesses et sous pression.

L’auteur nous fait découvrir ou redécouvrir un monde qui doit faire face à la mondialisation, aux normes, à la pression des grands groupes et des consommateurs.
Par ailleurs, cette ex-citadine issue du monde rural se replonge dans ses racines. Son expérience professionnelle en qualité de formatrice dans le milieu agricole est aussi une source d’inspiration. Elle s’est confrontée à la réalité du monde agricole, profitant également d’un voyage au Salon de l’Agriculture de Paris et du SIMA de Villepinte en 2017.
Elle nous démontre que les agriculteurs sont rentrés dans le numérique et se structurent chaque jour un peu plus. C’est aussi un milieu où le bio et l’agriculture paysanne refont surface en France. Notamment pour être plus en phase avec la nature et les exigences environnementales et celles des consommateurs.
C’est également un monde en grande souffrance psychologique et physique. Elle n’oublie pas, comme de coutumes, que ces entrepreneurs sont avant tout des êtres humains.

Florence Samson publie là son 17 ouvrage. Elle est décorée de la médaille d’Or du mérite bénévole. Au moment où elle rédige ce livre elle forme des apprentis agricoles au CDFA d’Hasparren au Pays Basque.

Redéfinir notre échelle de valeurs.

Je tiens à préciser que cet article ne vient pas en réaction de l'attentat sur les Champs Élysées ce mercredi 20 avril 2017. En revanche je réaffirme mon soutien aux forces de l'ordre qui dans l'opération sentinelle veillent sur notre sécurité.

J'ai voulu prendre du recul avant d'écrire ces quelques lignes pour ne pas réagir sous le coup de l'exaspération ce week-end de Pâques.

La question qui me taraude est de savoir quelles sont les valeurs qui comptent pour nous aujourd'hui ?

En effet, en face de chez moi, il y a une moyenne surface qui était ouverte le dimanche de Pâques. Promenant mon chien, à 9h, j'ai vu des gens attendre devant le magasin, majoritairement des retraités. Plus tard dans la matinée, le parking était bondé. Je ne suis pas contre le travail le dimanche s'il est choisi par le salarié. En revanche, je me pose la question de l'utilité d'ouvrir le dimanche matin quand il s'agit d'une fête familiale.

On ne cesse et tout particulière les anciens, d'entendre que nos jeunes n'ont plus de repères, font n'importe quoi et que les parents abandonnent. Réfléchissons un peu sur les raisons de la déliquescence des nos valeurs ?

L'une des raisons est que la famille subit au quotidien la pression de la société de consommation. Aujourd'hui, beaucoup se sentent exister parce qu'ils consomment. Or c'est un leurre.

Dans mon parcours professionnel j'ai dû travailler le dimanche y compris les jours fériés comme Pâques et Noël. Mon enfant vivait très mal la chose et nous nous voyons peu. Par chance mes parents étaient là.
De plus femme de militaire pendant 13 ans, nous avons connu ces moments où son père était absent lors de ces fêtes. Là aussi ce fût compliqué pour lui.
Mon expérience personnel, fait qu'aujourd'hui, pour moi ce qui est important est de préserver la vie de famille au maximum.

Posons-nous cette question en toute franchise : avons-nous besoin de consommer encore et encore y compris les jours fériés correspondant à une fête familiale ? Est-ce vital pour nous ? Pour ceux qui vont aux magasins ces jours-là, demandez-vous si vous aimeriez être à la place de cette personne qui travaille au moment "T" ou avec votre famille ?

Préserver la sphère familiale est ce qui a de plus sacré dans notre société. La famille est le premier endroit où chacun se sociabilise, apprend à partager et surtout c'est normalement une sphère d'AMOUR..

L'amour est la première valeur que nous devons transmettre à nos proches, à nos enfants. Sans amour une personne ne peut pas se construire, ni s'épanouir. C'est ainsi que nait le partage et le respect d'autrui.

Le travail certes est une valeur importante car il permet d'être libre, comme l'éducation et l'apprentissage. C'est aussi participer à l'effort collectif en apportant sa pierre.

En revanche dans cette société où la violence prospère et où de nombreuses personnes sont perdues, il est grand temps de redéfinir nos priorités et notre échelle de valeurs.

Notre monde tourner plus rond si chacun acceptait et faisait l'effort de se remettre en question. Soyons le changement auquel nous aspirons comme le disait Gandhi.


La construction de l'Europe fête ses 60 ans

Il y a soixante ans à Rome étaient jetées les bases de l’Europe telle que nous la connaissons aujourd’hui, marquant le début de la plus longue période de paix dans l’histoire de l’Europe.







Les traités de Rome du 25 mars 1957 ont mis en place un marché commun dans lequel les personnes, les biens, les services et les capitaux peuvent circuler librement.

Les membres fondateurs souhaitaient créer l'Europe sociale et fiscale suite à la signature du traité de Rome. Or c'est l'Europe des échanges commerciaux, de la PAC et des normes technocratiques qui a pris le pas sur le bel esprit des pères de l'Europe. Quant à l'Euro, à la base c'est une bonne chose. La monnaie facilite les échanges. En revanche, les membres de la zone Euro ont perdu leur souveraineté au profit de la banque centrale européenne. On peut le déplorer notamment dans une Europe où l'harmonisation est loin d'être acquise. 

L'Europe s'est élargie créant de fait plus de concurrence déloyale entre les États en matières d'emploi, de fiscalité et d'aide sociale. L'entrée progressive des pays de l'est a considérablement aggravé cette concurrence.

L'Europe aujourd'hui est en danger de désintégration avec la montée des nationalismes et le Brexit. Les citoyens européens, dans l'utopie des membres fondateurs devaient être tous égaux en droits et devaient pouvoir s'exprimer sur l'avenir de l'Europe. Or le constat est décevant. Les citoyens européens ont un Parlement dont le rôle est plus que restreint et l'égalité de tous est encore une utopie.

Afin de sauver l'Europe, nous devons aujourd'hui mettre en œuvre une harmonisation sociale, fiscale et nous doter d'une véritable Europe de la Défense. Cette dernière est d'autant plus cruciale aujourd'hui que nous devons faire face au terrorisme, à un bouleversement des équilibre géo-stratégique où la Russie et la Chine voient leur zone d'influence croitre soit sur le plan militaire, soit sur le plan économique.

Nous vivons dans un monde où l'axe Atlantique perd de son aura et de sa suprématie. L'arrivée de Trump au pouvoir à la Maison Blanche change également la donne. L'Amérique en premier tel est son credo. Ce qui signifie que les européens doivent resserrer les rangs pour être plus forts ensemble. 

Nous sommes confrontés à de nombreux défis, qu’il s'agisse de la mondialisation, des conséquences des nouvelles technologies sur la société et l'emploi, des menaces qui pèsent sur la sécurité ou encore de la montée du populisme. Nous devons nous assurer de ne pas nous laisser submerger par ces évolutions, mais plutôt de saisir les chances qu’elles nous offrent.
 
In fine, nous devons nous poser une question : Quel avenir voulons-nous pour nous-mêmes, pour nos enfants et pour notre Union?

LE MONDE ASSOCIATIF UN ACTEUR DE LA VIE ÉCONOMIQUE EN FRANCE


Les origines de la loi de 1901 : 3 moments marquent l’histoire du fait associatif.

1.       La Révolution française où le droit associatif est reconnu même s’il n’est pas inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme. En 1791, la loi dite Chapelier, ministre de l’Intérieur crée le droit associatif. Émergence de clubs et d’associations populaires. En 1810, l’article 291 de la loi, déclare illégale toute association non autorisées comptants plus de 20 membres.
2.       La fin du XIXème siècle qui voit naitre le cadre associatif moderne. Un homme, Pierre Waldeck-Rousseau, ministre de l’intérieur marque la fin de ce siècle. En 1884 il crée les syndicats. En 1898, la loi sur la mutualité. Le 1 juillet 1901 la loi sur la liberté d’association qui étiole de fait le pouvoir des congrégations religieuses (avant-goût de 1905). C’est le développement des actions de la société civiles.
3.       En 1968 et 1970, les associations ont beaucoup servi aux montées des revendications.  Sous le gouvernement de Jacques Chaban-Delmas, le ministre de l’Intérieur Raymond Marcelin, en 1971, souhaite limiter les prérogatives des associations par une loi. Celle-ci est jugée contraire aux principes des libertés par le une décision du Conseil d’Etat. Ainsi la liberté d’association est constitutionnelle de fait.
Les principes de la loi
1.       L’association est une personne morale à part entière.
2.       Contrat régi par les règles de droits civil
3.       La liberté d’association est affirmée. Plus d’accord préalable à sa création
4.       L’objet est défini par les membres fondateurs. Il ne doit pas contrevenir aux lois de la République
5.       Les statuts sont définis par les membres fondateurs.  C’est la loi des parties.
6.       Pas de capacité juridique et financière pour une association de fait (non déclarée)
7.       Une capacité juridique restreinte à l’association déclarée : limitation des biens immobiliers, aux locaux, interdiction de recevoir des legs.
8.       Une capacité élargie pour les associations déclarées d’utilité publiques. Seul le Conseil d’État étant le seul à pouvoir qualifié ainsi une association, mais l’association doit suivre les statuts types imposés par le Conseil d’État
La loi n’a connu aucun changement majeur depuis 1901, à l’exception du droit de vote des mineurs adhérents âgés de 16 ans.
C’est une loi quasi-intemporelle, une des grandes lois de la République.
 
Le monde associatif un acteur de la vie économique en France
Le nombre d’associations vivantes a été estimé à 1 300 000, parmi lesquelles près de 183 000 ont recours à l’emploi de professionnels salariés, pour une masse salariale de 38 milliards d’euros. Les autres associations ne s’appuyant que sur le travail bénévole pour mettre en place leur projet. Plus de 70 000 associations ont été créées en 2014.
 
15 à 16 millions de personnes exercent une activité bénévole le plus souvent dans des associations. Le volume du travail bénévole – mesuré à partir du nombre d’heures de travail bénévole -, est de l’ordre de 1 072 000 emplois en EPT. Aujourd’hui on compte 15% de personnels dans les associations, soit une association sur cinq emploie un ou plusieurs salariés.
 
- l’emploi salarié dans les associations représente 6 % du volume de l’emploi privé et près de 5 % du volume total de l’emploi public et privé dans le pays.

- le secteur associatif réalise un budget cumulé de l’ordre de 85 milliards d’euros ; sa contribution au PIB est de l’ordre 3,5 % du PIB, soit un poids équivalent à celui de l’agriculture et des industries agricoles et alimentaires
 
Les chiffres de l’ACOSS-URSSAF pour le 3  trimestre 2014 affichent une évolution de 0,1%, contre – 0,1% pour l’ensemble du secteur privé. Sur un an (octobre 2013 - septembre 2014), la progression associative a été plus forte que pour l’ensemble du secteur privé : + 0,6%, contre 0%, en termes d’emplois, et + 2,2% contre 1,4%, en termes de masse salariale
 
Le secteur associatif apparaît dominé par les associations sportives, culturelles et de loisirs qui représentent près de 66 % du nombre total d’associations. Les associations du secteur médico-social (10,3 % du nombre total d’associations) et des secteurs de l’éducation, formation, insertion, moins nombreuses (3,6 % du nombre total d’associations) sont souvent des associations de grande taille, actives en direction de publics fragiles ou en difficultés ; elles font appel à l’emploi de professionnels salariés et bénéficient d’importants financements publics. Ces deux secteurs d’activité concentrent une part importante du budget total réalisé par le secteur associatif : respectivement 45 % et 13 %. Le nombre moyen des emplois est de 11 salariés par association, et le salaire moyen annuel par personne est de 20.000 euros par an.
 
Le domaine sanitaire et social est le premier employeur du secteur associatif avec plus d’un million de salariés, et 57% de la masse salariale totale. On compte un peu plus de 30% d’établissements de plus de 20 salariés dans le secteur de la santé et dans le secteur social sans hébergement, et environ 60% dans le secteur de l’hébergement médicosocial.
 
Le secteur du sport enregistre une progression de plus de 5% de son emploi sur un an. Parmi les explications : un rattrapage par rapport à de fortes baisses enregistrées en 2011, l’impact des emplois d'avenir et le soutien renforcé de l’Etat pour soutenir la professionnalisation des clubs sportifs. Les activités culturelles continuent de perdre des emplois, depuis la fin de l’année 2010 : près de 4,5% de l’effectif, soit un retrait de 2.800 emplois. 74% des employeurs associatifs de la culture comportent moins de 3 salariés, et cette proportion est de 80% parmi les clubs sportifs.
 
Les ressources privées – cotisations des membres, dons des particuliers, mécénat et financements des fondations, participation des usagers au service rendu – représentent 51 % du financement total des associations.
 
Les ventes aux usagers représentent aujourd’hui 36 % du financement des associations, auxquelles on peut ajouter les cotisations des adhérents, qui sont une autre forme de la participation des usagers au service rendu, soit 11 % du budget total : au final, les usagers soutiennent à hauteur de 47 % les actions des associations. Ce mode de financement fait des associations un des acteurs non négligeables de l’Économie Sociale et Solidaire.
 
La baisse massive des subventions dans les dernières années, et son corollaire – la généralisation des commandes publiques - ont des conséquences importantes sur l’avenir des associations et sur les fonctions qu’elles remplissent. Les relations avec les pouvoirs publics évoluent. Ainsi dans le cadre d’une commande publique, une association peut se voit confier une délégation de service publique suite à un appel d’offre pour lequel elle a répondu. De fait l’association perd l’essence même qui l’a vu naître, la collectivité étant le donneur d’ordre, elle a un droit de regard plus important sur l’association qui devient le maitre d’ouvrage. Cette relation pousse les associations à un fonctionnement de plus en plus pyramidal alors que rien ne les y contraint dans la loi.