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Extraits de mes essais

A la demande de mes lecteurs et fidèles internautes qui m'ont adressés des mails, je vous offres quelques extraits de mes 6 derniers essais dont vous trouverez les quatrièmes de couverture sur mon blog et les liens vers mon éditeur sur mon site dans l'onglet mes publications.
 
Bonnes lectures à toutes et à tous.
 
Rappel, tous ces écrits sont soumis à des droits d'auteur et enregistrés à la BNF avec un numéro ISBN.
 
La jungle du chômage
 
Préface
 
2,2 milliards d’euros de contribution de la part des entreprises, 230 millions d’euros de contribution de la part des foyers considérés à hauts revenus, 255 millions d’euros de contribution supplémentaire des revenus sur le capital… Une retraite à 62 ans pour tous et un sauvetage inopiné du fonds de réserve… Dans le contexte de réforme des retraites du Gouvernement, le livre de Florence Samson tombe à point nommé. La réforme, que l’on imagine aisément exigeante et douloureuse, voudrait marquer une rupture avec le système D du monde de l’emploi actuellement en place. Cette réforme nécessaire sera-t-elle toutefois efficace ? Face à la situation déplorable des chômeurs, des déficits abyssaux voire historiques de la France, définir ce qui est juste - et pour qui - relève de l’utopie… Quant à  l’opinion publique, ce n’est qu’à force d’améliorations significatives, et non de tribulations sur l’emploi et à force de sensibilisation et de pédagogie qu’elle s'y ralliera… Dans cette « chienlit » comme l’aurait qualifiée De Gaulle – qu’il est toujours bon d’évoquer en temps de désordre économique – Florence Samson relève le défi de prendre clairement position, la plume parfois acérée, comme dans ses précédents ouvrages. Exit la langue de bois !
 
Elle fait elle-même partie de ces personnes ultra-compétentes, ultra-diplômées, restées à un moment donné sur le carreau. Elle fait, heureusement, partie de ceux qui puisent en eux le courage de se relever de l’épreuve afin de  mieux rebondir et qui, malgré la complexité de la situation qu’ils vivent, trouvent encore le moyen de partager leurs mésaventures et leur vision pour mieux mutualiser les expériences. Le chômage, un accident ? Une conjoncture ? Non. Un parcours du combattant où tous les chemins ne mènent, hélas, pas à Rome… Une quête improbable où le Graal ne se rêve même plus en CDI, tant « un CDD c’est déjà bien ! ».
 
Coaching, bilans de compétences, gestion des talents, planification des carrières, réorientation… Les marchands du temple du chômage sont nombreux. Et après ? Je débute la lecture du livre de Florence Samson avec le sentiment que plus personne ne sait vraiment quel est ou quel devrait être son métier… Un processus long et usant, où la rentabilité affective, émotionnelle et humaine demeure désespérément au niveau zéro. Le défi de demain pour nombre de ces chercheurs d’emploi : devenir malléable ou aller « solo ». Journaliste pigiste, je pourrais dresser la longue liste des rédactions qui ne connaissent pas l'existence de  la fiche de paye, des régies publicitaires maquillées en magazines qui prient aimablement  leurs rédacteurs de payer leurs charges sociales eux-mêmes, tout en feignant d’ignorer les tarifs des indépendants et en continuant de les payer au SMIC, mais aussi de celles qui ne se décident à payer le photographe qu’après la vingtième relance et tant pis pour les timides qui n’osent pas réclamer leur dû…
 
Le système, chacun l’expérimente un peu chaque jour, chacun à son niveau, à sa façon… Comme le dit très justement Florence Samson : « La logique du low cost a envahi nos vies »… Et aujourd’hui, ce sont 9,1% des chômeurs malgré-eux qui déclarent avoir songé au suicide (contre 4,7% seulement chez les actifs occupés). Le livre de Florence Samson, simple, documenté, spontané propose enfin des pistes concrètes pour entrer dans une logique d’emploi plus solidaire, plus « durable »  où - un peu à l’image de l’écologie - le chômage de l’autre deviendrait le souci de chacun. Le livre que vous allez lire vous démontrera que la baisse du chômage ne peut s’inscrire qu’au cœur d’une démarche de société, qui mènera, finalement, chacun à jouer le jeu de la solidarité et de l’écoute.
 
 
Paris le 9 août 2010
Céline Schmink
Journaliste Île de France
Épilogue : les 20 commandements du chômeur
 
~        Continuez à vous lever tôt le matin.
~        Préparez-vous comme si vous partiez au travail.
~        Fouillez les offres d’emploi plusieurs heures par jour.
~        Multipliez les inscriptions sur les sites d’offres d’emploi, les agences d’intérim, les cabinets de recrutement.
~        Construisez un réseau, n’étalez surtout pas votre vie privée sur les réseaux sociaux sur internet.
~        Travaillez votre CV et votre lettre de motivation
~        Informez-vous sur l’organigramme, l’activité et l’historique du potentiel recruteur.
~        Adaptez votre profil aux offres trouvées. N‘en dites pas trop mais assez pour être remarqué.
~        Répondez aux offres d’emploi et candidatez spontanément en présentant votre projet professionnel.
~        Relancez et se renseignez-vous sur les suites de votre candidature. Attention aussi à ne pas harceler votre interlocuteur au téléphone.
~        Ayez toujours votre téléphone près de vous ainsi que de quoi noter, au cas où.
~        Ayez une bonne présentation lors de l’entretien.
~        Écoutez votre interlocuteur lors de l’entretien.
~        Répondez précisément aux questions posées lors de l’entretien.
~        Montrez de l’intérêt pour l’activité du recruteur et sa motivation.
~        Ne parlez jamais de votre vie privée lors d’un entretien.
~        Recentrez l’entretien sur le poste à pourvoir et sur vos savoir-faire et savoir-être.
~        N’oubliez pas d’actualiser votre situation chaque mois.
~        Surtout toujours demeurez en veille, à l’écoute du marché de l’emploi et optimiste.
~       Croyez en vous et restez digne.
 
La femme : objet de la gent masculine et des diktats sociétaux
 
(...) En effet, les violences conjugales demeurent un des points noirs de la condition féminine. Ces violences peuvent être physiques ou psychologiques, voire les deux. Elles ne se retrouvent pas que dans les milieux défavorisés comme on le laisse trop souvent entendre. Les femmes des milieux aisés et dites du monde elles aussi ont à les subir.« La violence conjugale, ou violence domestique est un véritable problème de santé publique : elle concerne 1 femme sur 10 et a de nombreuses conséquences sur l’état de santé des femmes qui en sont victimes et sur celui de leurs enfants. En Europe, 4 millions de femmes sont victimes de violences en privé. »[1]Aujourd'hui, cela concerne une femme européenne sur cinq ! En 2009, en France, une femme meurt tous les trois jours des suites de violences conjugales. Qui n’a pas en tête l’image d’une femme dont le poignet est bandé ou portant des signes d'ecchymoses au visage ou sur le bras et prétendant maladroitement, parfois en présence ou non de son mari, avoir cogné une porte, glissé sur le carrelage ou s'être blessée en jardinant ? A la demande du Secrétariat d’État français à la Santé et aux Handicapés, un groupe d’experts placés sous la présidence du Pr Roger Henrion, a publié en 2001 un rapport sur la violence conjugale qui souligne le fait que « les violences physiques ne sont jamais isolées. Elles sont accompagnées d’injures, de menaces et précèdent le plus souvent des rapports sexuels forcés ». Ainsi, « l’état de tension, peur et angoisse dans lequel les femmes maltraitées sont maintenues par leur agresseur peuvent produire différentes formes de troubles psychiques » : tels que troubles émotionnels, psychosomatiques, dépression, troubles du sommeil, de l’alimentation... La France au-delà de la loi du 4 avril 2006 protégeant les victimes, allant jusqu’à reconnaître l’infraction de viol qui peut être caractérisée au sein du couple, consacre ainsi une jurisprudence de la Cour de cassation qui a jugé que les qualités de conjoints, concubin ou partenaire lié par un PACS ne sauraient être une cause d’irresponsabilité ou  d’atténuation de la responsabilité de l’auteur d’un viol. Ce même article introduit par ailleurs une circonstance aggravantepour viol commis par le conjoint, le concubin ou le partenaire lié à la victime par un PACS, en complétant l’article 222-24 du code pénal. Mais également "lorsque les faits sont commis par l'ancien conjoint, l'ancien concubin ou l'ancien partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité. Dès lors que l'infraction est commise en raison des relations ayant existé entre l'auteur des faits et la victime". (Art. 132-80 du Code pénal). En outre, le gouvernement français a réagit en mettant en place un numéro spécial. Néanmoins, fait inquiétant, selon un rapport de l’Observatoire national de délinquance (OND) publié en juillet 2008  les violences conjugales ont augmenté de 31,3 % depuis trois ans.  En 2009, le gouvernement s’attaque aux violences psychologiques dans une campagne de prévention et d’information. Il importe de dénoncer la violence verbale car si elle ne laisse pas de traces physiques, comme le font les coups, elle est la source d'un manque d'estime de soi qui peut s'avérer catastrophique pour la conjointe et à long terme peut engendrer une dépression sévère, voire, mener  au suicide. Alors que vous soyez victime ou témoin de violences conjugales physiques et/ou psychologiques, appelez le 3919 ! Sous l’emprise de leur conjoint, ces femmes violentées sont comme enfermées dans leur souffrance, tel le syndrome de Stockholm, parfois elles culpabilisent pensant que c’est de leur faute. Peu à peu, elles se retrouvent isolées, interdiction d’appeler des amis, de sortir, voire même de gérer leur emploi du temps et leur tenue vestimentaire. Elles sont réduite à néant par des phrases assassines et menaçantes : « Attention, tout ce que tu feras, je le saurai. (…) Si tu fais ça, je ferai ça  (…) Tu n’es qu’une bonne à rien (…) Tu es moche, tu ressembles à un bibendum, tu n’es qu’une salope, une pétasse…» Peu à peu l’égo est détruit tout comme sa propre image. En outre, elles sont privées d’argent, de moyens de paiements, même si elles ont une activité salariée, doivent quémander au risque de prendre un coup tout en rendant des comptes.  Exclusion de la table familiale lors des repas… Tout est prétexte pour le conjoint à passer à l’acte, repas pas préparé, mal cuisiné, jupe jugée trop courte, maquillage trop prononcé, la litanie des prétextes et sévices est longue…  In fine, ces victimes ont d’autant plus besoin d’aide qu’elles n’osent pas toujours dénoncer leur bourreau soit par crainte de représailles de celui-ci, soit par peur de leur avenir et de celui de leurs enfants. Selon les statistiques récemment publiées par l'Observatoire national de la délinquance, 8% seulement des victimes ont entamé une démarche en justice. Ce chiffre est bien bas au regard du nombre de victimes. Malheureusement ces violences faites aux femmes dans la sphère privée ne sont pas les seules. Surtout quand les diktats religieux et la coutume viennent apporter leur néfaste contribution

[1] Source : site Internet violences.fr. Site dédié à tous les professionnels de santé qui souhaitent s’informer sur la violence conjugale et ses conséquences en matière de santé et savoir comment agir en tant que professionnels.
 
L’ombre de 1929 plane en cette année 2009
 
Introduction
 
A la fin de l’été 2008, cette impression que les choses vont péter est encore plus perceptible avec les aléas des krachs financiers qui plombent les USA et de facto, sèment la panique sur les places internationales. Ce phénomène semble se dessiner peu à peu par une rupture en cascade individuelle qui s’exprime dans les foyers et entre amis : « je craque, je vais péter un câble ! » 
Une société est constituée d’individus plus ou moins forts, plus ou moins endurants, plus ou moins aptes au combat permanent. Mais de nos jours, individuellement, chacun d’entre nous semble atteindre le point de rupture dans notre communauté, écœuré par bon nombre d’éléments, fatigué par les luttes quotidiennes pour joindre les deux bouts, pour trouver un emploi…
 
Au plus proche des réalités du terrain par mon ancien métier de commerciale au contact des professionnels, des artisans, des chômeurs, des institutionnels, je souhaite relater au lecteur ce que je peux entendre, observer et alerter nos élites dont le Président de la République, sur les conditions de vie de la France d’en bas qui « se lève tôt le matin pour aller travailler » comme aime à le dire Monsieur Sarkozy dans bien de ses discours.
 
Cet essai n’a pas la prétention de détenir la vérité unique. Mais il tend à vouloir chercher les causes d’un mal-être rampant au sein de notre société de consommation où l’égoïsme, la lassitude, le doute s’insinuent peu à peu, même si paradoxalement le milieu associatif y est prolixe, mais signe des temps, qui manque de bénévoles, trop occupés à chercher un emploi, une meilleure situation, bref à s’occuper de leur vie avant celle des autres.
 
TABOUS ET INTERDITS,  gangrènes de notre société.
 
Introduction
 
Avant d’aborder le cœur de cette réflexion, il importe de connaître le sens même du terme « tabou » ou tapu. Ce terme, d’origine polynésienne, marque le caractère sacré d’une personne, d’une chose ou d’une institution, qui rend cette dernière rigoureusement intouchable. Par extension on désigne par tabous certaines interdictions absolues individuelles et sociales, posées par notre civilisation et sans lesquelles il n'est pas de bonnes mœurs. Il y a des choses qu'on ne dit pas en public, d'autres qu'on ne fait pas. Comprenant un respect mêlé de crainte et de pudeur, le tabou appartient au fond religieux de l’humanité. C’est une chose dont on ne doit pas parler, c’est aussi un interdit d'ordre moral ou religieux frappant des actions, des objets, des lieux. L'enfreindre est sacrilège et exposerait à une sanction lourde des hommes ou des dieux. Freud a étendu le sens originel du mot Tabou dans son ouvrage Totem et tabou, à la prohibition de comportements outrepassant gravement les règles morales qui régissent la plupart des sociétés. Ses synonymes sont tout aussi éloquents : sujet brûlant, interdit, prohibé et sacrilège.
 
 
Ainsi bon nombre de points sont tabous au sein de notre société qui se targue de vouloir vivre sans tabous alors qu’elle les fabrique elle-même au grès des époques. En effet les tabous évoluent en fonction du temps. N’emploie-t-on pas l’expression « autre temps, autres mœurs » ? Celle-ci, à elle seule résume bien les changements des comportements humains face à l’interdit, notamment en vers les tabous féminins. Parfois même le passé où les évènements de l’actualité contribuent à cette prohibition. Or la France, est un pays où les tabous et les interdits sont une réalité, gangrènes de notre société. Chaque jour, un peu plus, le tissu social voit apparaître de nouvelles donnes qui peu à peu donnent le sentiment que « çà va péter ! » comme on peut souvent l’entendre dans les conversations de nos concitoyens. Mais si les français parlent entres eux des problèmes de notre société, beaucoup hésitent à le faire ouvertement par crainte d’être taxé de xénophobes, de racistes, voire de finir devant les tribunaux pour avoir oser dire tout haut ce que pensent tout bas les autres. De fait, on assiste à une sorte de silence qui fait le lit des extrêmes et conduit certains d’entres-nous à un raz le bol si ce n’est pas à un manque de fierté d’être français. Nos politiques eux-mêmes sont contraints à ce que l’on nomme le politiquement correct, pour ne pas se voir exclus du parti auquel ils appartiennent ou mis au pilori pour avoir osé braver un tabou.
 
 
On l’aura compris, l’auteur dans ce cinquième essai à pour objectif de parler sans tabou des choses qui fâchent et d’y mettre le doigt dessus au risque de se voir taxer de telle ou telle chose, alors même que son propos est d’ouvrir les yeux des lecteurs sur des sujets plus ou moins brulants qui font notre actualité au quotidien. 
 
1968-2008 L’héritage amer d’une génération
 
Introduction
A la proche des 40 ans de la « révolution »culturelle de 1968, des questions peuvent être poséesnotamment sur l’héritage des soixante-huitards alorsmême que ces derniers sont à l’orée de la retraite.Cet essai tend à comprendre ce qui reste desidéaux, et des changements de 1968 dans le monde ainsiqu’en France. Les enfants de la génération 68, semblentvivre dans un marasme constant, les « déclinologues » sont légion, mais reflètent bien le climat général quiprédomine dans un monde qui ne sait plus s’il peutcompter sur l’avenir. Ma génération parait résignée àl’inverse de celle qui la suit. Néanmoins, elle accepte demoins en moins cet état de fait, elle souhaite elle aussiavoir sa part du gâteau et accéder au pouvoir afin depréserver l’avenir de ses propres enfants.La jeunesse a toujours fait peur aux dirigeants telleune bombe à retardant qui ferait vaciller leur siège. Cetteinquiétude est au demeurant toujours latente d’autant plusprégnante que depuis quelques temps, nous assistons à larésurgence de mouvements que l’on pourrait qualifier de« néo-soixante-huitards » dans lesquels, beaucoup dejeunes soucieux de leur avenir et de celui de la planèteadhérent et militent. Une nouvelle conscience politique sefait jour, refusant le model imposé depuis des décennies auprofit d’un engagement associatif politisé. Les extrêmesétant eux aussi très présents dans le débat politique,sociologique avec un réveil de l’extrême gauche et lamontée des nationalismes tant les peurs du lendemaindominent les pensées. L’auteur on l’aura compris souhaite donc dresser lebilan de ses aînés en tenant compte des évolutions dumonde et de la société en général. De manière violente oupaisible, la contestation se fait sentir. La génération desbaby-boomers de l’après-guerre est rendue à l’âge adulte et veut se faire une place au soleil. Que s’est-il passé cetteannée-là? Pour se faire, un rappel historique s’impose.. 
 
 
Outreau et après ? La Justice bousculée par la Commission d’enquête parlementaire.
 
CONCLUSION
Tout système juridique même rudimentaire implique une organisation sociale. A l’heure actuelle on nepeut définir et expliquer le droit sans se référer à l’État,tellement les deux sont imbriqués. De facto le pouvoirpolitique est à la source des Institutions et du Droit. Eneffet, les Institutions et le Droit sont largement déterminéscomme nous l’avons vu précédemment par les conditionséconomique, sociales, la tradition et par les moeurs quis’appliquent. De fait l’édiction du Droit est issu dupouvoir politique par l’intermédiaire des institutions etplus particulièrement par la première d’entres-elles, c'està-dire l’État. Or on se souvient que l’indépendance de lamagistrature constitue un des points de notre Constitution.Cette indépendance, notamment vis-à-vis des pouvoirspolitiques est nécessaire à la sauvegarde des libertéspubliques : elle ne signifie du reste pas l’existence d’unpouvoir judiciaire analogue au pouvoir législatif ouexécutif. On admet en général qu’il n’y a pas de « pouvoirjudicaire » au sens des théories sur la séparation despouvoirs. De plus, « la Constitution énonce dans son article 66 le principe selon lequel "l'autorité judiciaire estgardienne de la liberté individuelle". Ce principe,corollaire de celui de la séparation des pouvoirs formulépar l'article 16 de la Déclaration des Droits de l’Hommeet du citoyen du 26 août 1789, incorporée dans notreConstitution, ne possède en effet de sens qu'associé à lagarantie des droits par le juge. Son rappel n'assure passimplement à toute personne résidant sur le territoirefrançais la protection de l'autorité judiciaire contre toutinternement arbitraire, même au cours de la garde à vue,mais s'applique également et notamment à la pratique descontrôles et vérifications d'identité, aux perquisitions etvisites domiciliaires, ou bien aux fouilles de véhicules,208ainsi qu'il résulte d'une jurisprudence, aussi constantequ'abondante du Conseil constitutionnel. »221 In fine, en France, il y a simplement une « autorité judicaire ». Orcette dernière doit faire appliquer la loi au nom de cemême État et a fortiori au nom du peuple français qui élitses représentants politiques. On peut donc conclure que ledroit français est l’émanation des règles de vie souhaitéespar l’ensemble de la Nation en constante évolution. Ainsi,« la loi n’est ni sacrée ni immuable. Simple reflet des voeux de classes dirigeantes d’époque et de territoires déterminés, elle est au contraire, nécessairement perfectible et évolutive. Spécialement si on veut qu’ellesoit l’expression de la volonté générale. Condition sinequa non de la démocratie française. » Or comment admettre de nos jours, dans une démocratie, une telle augmentation des faits délictueuxet/ou criminels de la part de nos concitoyens et des politiques censés représenter les intérêts de la Nation ?
Les juges et les autres acteurs du système judicairefrançais sont de plus en plus soumis à des agissements et des pressions inadmissibles dans un État de droit. Ilsdoivent répondre de plus en plus vite aux désirsexponentiels de justice, de rétablissement du droit dansnos vies, au quotidien.  (...) 
L’ensemble du corps judicaire doit sans cesse s’adapter aux nouvellesnormes législatives, parfois, en tenant compte desparticularismes coutumiers, géographiques et individuels (...)
 
La justice doit s’appliquer à tous de façon équitable. Nonobstant, ces acteurs de la Justice sontaussi dans l’obligation de prendre en considérationl’adaptation de notre droit national du fait des traitéseuropéens et internationaux, mais aussi ils doivent tenircompte des décisions de la Cour européenne de justice.Cette remise en question constante de notre systèmejudiciaire implique in fine une responsabilisation grandissante des juges, alors que, c’est avant tout aux membres de notre société d’appliquer la loi et de s’y conformer même si subséquemment à l’article 4 de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et deslibertés fondamentales de 1950, « toute personne accusée d’une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que saculpabilité ait été légalement établie. » Cependant, c’est aussi à nous citoyens et aux politiques de réfléchir à notre responsabilité ........................... (...)
 
En effet, unÉtat de droit ne peut se concevoir sans l’assentiment descitoyens et le respect des lois par tout un chacun y comprispar les politiques ainsi que des élites aux commandes dupays. In fine les lois, les juges, les policiers, lesgendarmes… sont par ailleurs autant de garanties pour lapérennité d’une démocratie, en l’occurrence la notre.
Pour conclure définitivement cet essai et paraphrasant la journaliste du quotidien Le Figaro, Laurence de Charretterelatant les propos de Dominique Barella président de l’USM, on prend conscience que la Justice, n’est pas acceptée comme contre-pouvoir. Et c'est ainsi que la Justice a été laissée dans un état de pénurie.In fine, nous avons une Justice en adéquation avec les moyens qu’on lui procure et non celle que nous aspironstous de nos voeux au regard de l’affaire d’Outreau.
 
 
 
 

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