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Royaume-Unis victoire de Cameron. Oui mais...

Contre toutes les prédictions des sondages, David Cameron a remporté une nette victoire aux élections législatives britanniques du jeudi 7 mai. Les Conservateurs remportent en fait un succès sans appel.
 
En réalité, le scrutin a été très défavorable aux petits partis. Les Libéraux-démocrates de Nick Clegg perdent 45 sièges, n’en conservant que 8.
 
Mais cette victoire est aussi celle des nationalistes écossais.Certains commentateurs prophétisaient la fin du bipartisme au Royaume-Uni.Mais dans les faits, le bipartisme n’a disparu qu’en Écosse…au profit du monopartisme : le SNP rafle presque tout, passant de 6 à… 56 sièges sur 59. Le Labour, qui dominait depuis des décennies au nord du mur d’Hadrien, ne conserve que trois de ses 40 sièges. Il s’agirait pour les travaillistes d’une défaite historique. Raz-de-marée des nationalistes écossais Peu de temps après l'échec du referendum pour l'indépendance de l’Écosse. Malgré son succès dans les urnes avec près de 13 % des voix, l’UKIP anti-européen et anti-immigration ne remporte qu’un seul siège.Cependant, il y a tout de même 3 millions de britanniques qui ont voté pour l'UKIP, qui au fil des élections gagnent des voies. Preuve qu'au Royaume de Sa majesté Elizabeth le nationalisme est de plus en plus présent.

Le premier ministre Cameron pourra donc programmer à sa guise le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne qu’il a promis d’organiser d’ici à 2017. Sa majorité lui laissant les coudées franches. Tout cela se fait sous la pression de l'UKIP, férocement anti-européen. Sa percée a déstabilisé tout l'establishment politique britannique et a galvanisé l'euroscepticisme. Il y a ensuite la crise de l'euro, qui leur donne le sentiment d'appartenir à un continent malade. Autre élément : le gaspillage budgétaire de la Commission.

Cependant le SNP est pro-européen et ses élus pèseront sur le débat à venir. La City n'y est pas favorable ni même les entreprises anglaises. La banque britannique HSBC a d'ailleurs prévenu qu'elle quitterait Londres. Alors Cameron prendra-t-il le risque de se mettre à dos  le monde de la fiance et de l'économie ? Prendra-t-il le risque d'une nouvelle crise indépendantiste écossaise ?

Au-delà du Royaume les autres Gouvernements Européens, les instances européennes feront également le forcing pour éviter la rupture britannique avec l'Europe. Car si un referendum s’avérait positif pour Cameron, d'autres pays Européens suivront cet exemple. Un risque que ne peut pas prendre l'Europe si elle souhaite encore peser sur l'échiquier mondial et face au géant russe et aux autres pays tels que la Chine et les États-Unis.    

Cameron sera-t-il contraint de reculer face à une de ses promesses électorales ?


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