L'Affaire Vincent Lambert, nous renvoie à notre propre vie, à notre propre mort.
Florence Samson - d'une entreprise, d'une association, d'un territoire
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BIO PRO ET BIBLIOGRAPHIE

L'Affaire Vincent Lambert, nous renvoie à notre propre vie, à notre propre mort.

La Cour Européenne des droits de l'Homme a validé cette semaine la décision du Conseil d'État de l'arrêt des soins prodigués à Vincent Lambert. 

Le débat -qui a été interne à la cour- s'est manifestement concentré autour de savoir si l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation des personnes en état végétatif relève de la mort donnée volontairement ou de l'abstention thérapeutique. La Cour s'est donc prononcée en faveur de cette dernière.La situation de Vincent Lambert est très complexe et divise à la fois la communauté juridique et médicale. La Cour s'est appuyée sur la loi Leonetti en estimant qu'elle était suffisamment claire pour permettre aux médecins de répondre à cette situation difficile.

Cette histoire dramatique, nous renvoie à notre propre vie, à notre propre mort. Cette mort qui fait peur à bien des personnes alors que toute vie a une fin. Cette affaire nous renvoie également sur ce qui fait la dignité d'un homme et le sens d'une vie. Cela nous questionne sur la définition que chacun a de la vie et sur ce que nous aurions voulu ou n'aurions pas voulu dans un tel cas ?

L'amour inconditionnel d'une mère pour son ou ses enfants peut parfois aveugler celle-ci. Bien évidemment aucune mère ne devrait vivre la mort de son enfant, ni même cette situation dans le cas présent. Mais n'est-ce pas aussi un acte d'amour de laisser partir son enfant qui ne vit plus que par l'apport d'une hydratation et une nutrition de substitution ? Où se situe l'acharnement thérapeutique ?

A titre personnel, je ne supporterai de voir ainsi mon fils survivre, je le libèrerai de toutes ces machines qui le maintiennent en vie. Tout comme je voudrai également partir moi-même si je devais être dans le même état que Vincent Lambert. Comment puis-je en être aussi certaine me direz-vous ? Tout simplement parce que nous en avons discuter lui et moi.

Nous vivons dans une société où la mort, la grande faucheuse a toujours fait peur. Or la mort fait partie de la vie et pour pouvoir l'apprivoiser, il faut aussi savoir en parler sans tabou et surtout il faudrait que chacun exprime ses dernières volontés à son entourage. Cela éviterai de tels drames. Il en est de même pour le don d'organes, ces questions ne devraient pas peser sur les épaules de la famille.

A nous de notre vivant sains de corps et d'esprit de prendre notre décision, de l'exprimer afin d'éviter un tel un fardeau aux gens que nous aimons. Car aimer c'est aussi savoir protéger son entourage de notre propre dégénérescence physique quelle soit due à un accident ou à la maladie. Aimer c'est protéger les nôtres de notre propre mort.en leur évitant souffrir encore plus, car contraints de prendre des décisions à notre place.

C'est aussi l'occasion pour chacun de pouvoir partir en paix en se disant que les actes qui seront posés sur soi dans un tel cas, le seront du fait de son propre choix.

Alors par Amour pour les nôtres exprimons-nous sur le choix de notre mort, du don d'organes dans de tels cas comme l'affaire Vincent Lambert et bien d'autres anonymes. Nous permettrons ainsi à notre entourage de pouvoir vivre notre notre mort avec un poids en moins et de pouvoir faire le deuil de notre personne de façon plus sereine.



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