Posons le crayon et réfléchissons sur le long terme.
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Posons le crayon et réfléchissons sur le long terme.

Je suis restée volontairement en retrait depuis les attentats meurtriers du 13 novembre à Paris.

Un constat, on ne parle plus que du terrorisme. Cela tourne en boucle dans les médias, comme si le monde découvrait l'ampleur de la situation. Il a fallut que la France soit touchée en plein cœur pour mettre en avant cette réalité que vivent d'autres pays depuis des décennies. Mais ils sont loin, donc on n'en parlait pas.

Depuis fin novembre, on nous bassine avec la COP21. Non pas qu'il ne faille pas en parler, mais là aussi on feint de découvrir l'extrême urgence du changement climatique alors que depuis 1970 certains scientifiques alertaient déjà le monde. Nous savons tous que nous sommes rentrés dans l'ère de l'anthropocène et ce depuis plus de trois siècles. Ce terme proposé par Paul Crutzen, chimiste et météorologue nobélisé pour ses travaux sur la couche d'ozone, signifie que l'espèce humaine est devenue la principale force géologique de la Terre. L'impact des activités humaines l'emporterait désormais sur l'ensemble des facteurs naturels et viendrait modifier le climat planétaire ainsi que les grands équilibres de la biosphère.Alors qu'officiellement, cette époque n'existe pas encore. Les activités économiques passées et leur développement ont permis à une large partie de l'humanité de sortir de la misère, mais elles sont aussi à l'origine de la situation pré-cataclysmique dans laquelle la planète se trouve.

D'autres mouvements sont en route, tel le transhumanisme. Mais là on n'en parle pas, alors que notre futur est en marche et que ce mouvement va changer radicalement notre relation au vivant en touchant l'homme dans son humanité.Elle défend cette idée que les sciences et les techniques peuvent améliorer les caractéristiques physiques et mentales de l'homme. Tout ce qui touche aux biotechnologies et à la biologie de synthèse les intéresse puisque l'idée de triturer nos gènes, d'augmenter nos capacités musculaires ou osseuses, immunitaires et cérébrales, en les couplant - pourquoi pas? - à des machines, ne leur pose pas de problèmes majeurs. Rien n'empêche par exemple, lors du remplacement d’un bras, d’implanter un membre doté d'une force supérieure.Toutefois, la frontière entre la réparation et l’augmentation peut être facilement franchie. Actuellement, de nombreux travaux sont menés dans cette direction.Nous allons tout droit vers l'être humain augmenté et de fait son objetisation. Bref il s'agit bien d'une question d'éthique majeure. D’ici trente ans, nous aurons les moyens de créer une intelligence super-humaine. Peu de temps après cela, l’ère humaine s’achèvera. Peut-on éviter une telle éventualité ? À partir du moment où une intelligence supérieure à celle de l’humain prendra les commandes du progrès, ce dernier va connaître une forte accélération. En fait, il ne semble pas y avoir de raison qui empêcherait le progrès de susciter la création d’entités encore plus intelligentes et dans – un temps toujours plus court.Ce changement entraînera la remise en cause de toutes les règles existantes et nos valeurs, presque instantanée, une fuite en avant à une vitesse exponentielle, hors de tout contrôle.En dotant quelques individus humains d’intelligence amplifiée, on crée une élite assez sinistre.Ses implications se heurtent à nos plus profondes représentations de l’Être.

Terrorisme obscurantiste, changement climatique, clonage, objetisation de l'être humain... autant d'atteintes à notre environnement, au vivant et à nous même. Il est grand temps d'appuyer sur la touche stop.

Posons le crayon et réfléchissons sur le long terme. Cessons de penser à court et moyen terme. Car demain, nous ne pourrons pas à nos enfants, petit-enfants et arrière-petite-enfants que nous ne savions pas.

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