On ne peut pas se dire policier, gendarme, militaire, pompier.... au lendemain des attentats et ensuite ne pas les soutenir une fois l’émotion passée.
Florence Samson - d'une entreprise, d'une association, d'un territoire
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On ne peut pas se dire policier, gendarme, militaire, pompier.... au lendemain des attentats et ensuite ne pas les soutenir une fois l’émotion passée.

Ras le bol généralisé au sein des forces de sécurité (police, gendarmerie, armées et pompiers) au sein de notre pays.

Comment en sommes nous arrivés là ?

La France est sur tous les fronts en OPEX mais aussi sur son territoire avec l'état d'urgence.

L'ensemble de nos forces de sécurité sont mobilisées partout et n'ont plus le temps de pouvoir se reposer. Repos pourtant nécessaire pour mener à bien leur mission dans des conditions maximales de sécurité pour le personnel et également pour la population.

A cela s'ajoutent des conditions matérielles obsolètes et insuffisantes que les personnels pallient sur leurs propres deniers.

Le fait que depuis plus de 30 ans nos politiques ont laissé s'installer des zones de non droit où la police et la gendarmerie, mais également les pompiers ne peuvent plus traverser sans risquer leur vie. Ne soyons pas dupes, il est certains que des armes de guerre et lourd calibre circulent dans nos banlieues. Les filières des Balkans et du trafic d'armes illicite inondent le dark web.

La dernière attaque de Viry-Châtillon dans l'Essonne était délibérée, on a voulu tuer du flic. Plus de 30 000 agressions par an contre les forces de l'ordre. Un chiffre jamais atteint qui évoque en effet celui d'un pays en guerre avec une moyenne journalière de 90 agressions. Ce chiffre est effarant quand on sait les risques que prennent les policiers et gendarmes quotidiennement sur notre territoire.

Alors, il ne faut pas s'étonner que les policiers manifestent sur les Champs ELysées.
« C'est un mouvement asyndical, une réaction face à l'absence de réponse réelle de l'État. » explique l'un des policiers. Les policiers veulent une réponse pénale aux agressions et à la violence dont ils sont victimes ainsi que les moyens humains et matériels pour agir. Ils attendent de leur ministre qu'il comprenne la situation dans laquelle ils œuvrent au quotidien. De nouvelles manifestations nocturnes ont eu lieu en France et une est prévue à Paris le 26 octobre.

Cela me rappelle le mouvement de grogne des gendarmes en 2001 initié par leurs épouses. Grogne qui s'exprime également dans les rangs de la Gendarmerie; Contrairement à la DGPN le Chef d'état major de la Gendarmerie et autres généraux alertent le Gouvernement depuis longtemps. Ils ne souhaitent pas un nouveau 2001 pour la Gendarmerie. Ayant était parmi les épouses initiatrices du mouvement, je sais où une telle grogne peut mener. J'ai même co-écrit un livre avec Jean-Yves Fontaine, ancien officier du Gendarmerie sur le sujet : Malaise dans la Gendarmerie aux PUF en 2005. Pour rappel après la Gendarmerie les autres Armées avaient suivi le mouvement de grogne puis les policiers. A l'époque le Gouvernement en place était celui de Lionel Jospin. Bref les socialistes qui semblent apparemment avoir des difficultés de dialogue et de compréhension avec l'ensemble de nos forces de sécurité.

Allons-nous vers un bis repetita comme en 2001 ? Alors que notre pays doit faire face à la violence et au terrorisme il serait temps que nos politique aient plus de courage, de considérations et que nos concitoyens soient plus solidaires. Ex-femme de militaire de la gendarmerie, je connais le quotidien de leur famille, entourage et frères d'arme. Je sais également ce que signifie un OPEX et les craintes de ne pas voir revenir son époux. J'ai vécu la perte d'amis en service, mais également par suicide tant ils étaient usés. In fine, on ne peut pas se dire policier, gendarme, militaire, pompier.... au lendemain des attentats et ensuite ne pas les soutenir une fois l’émotion passée.

Enfin je tiens à témoigner mon soutien à l'ensemble des policiers, des Gendarmes, des militaires et des pompiers qui œuvrent chaque jour sur notre territoire et en OPEX pour notre sécurité au risque de leur vie.

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