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LES TROUBLES BIPOLAIRES

Classés parmi les dix pathologies les plus invalidantes selon l’Organisation mondiale de la santé, lestroubles bipolaires sont une maladie sévère et chronique. 

On ne naît pas bipolaire, on le devient même s’il existe un terrain favorable : l’hyper-sensibilité.Il faut un élément déclencheur (divorce, licenciement, décès, burnout, chocs émotionnels répétitifs…) pour que survienne la maladie.

La bipolarité se caractérise par l’alternance de  phases d’exaltation de l’humeur avec une augmentation de l’énergie et des activités (Diminution du besoin de sommeil, euphorie, désinhibition, accélération des pensées et des actions) , et des baisses de l’humeur ( Etat de tristesseet de souffrancemorale, perte du plaisiret de tout intérêt, dévalorisation de soi, fatigue …) Ce qui engendre la plupart du temps une désinsertion socioprofessionnelle et familiale, une grande souffrance psychologique et parfois physiques. 

Même chez les plus combatifs face à la maladie. Tous les jours un bipolaire mène un combat contre ses émotions, il ne supporte aucune violence (verbale, physique, psychologique...), c’est un méga-sensible, une véritable éponge de son environnement. Il perçoit et ressent toutes les vibrations bien malgré lui. D’où le fait que beaucoup de bipolaires finissent par s’isoler pour se protéger. Ceux qui veulent continuer à vivre avec, s’épuisent le temps qu’ils ne sont pas stabilisés. Cette maladie est compliquée à gérer par le corps médical car il y existe 3 types de polarités et au sein de chaque type, il y en autant que d’individus.  Sans compter que comme toute maladie qui touche la psyché, le regard de la société est négatif. Ce handicap fait peur comme s’il était contagieux. C’est un handicap invisible et de fait mal compris. 

En France, les bipolaires détectés et bien suivis par leur psychiatre et médecin de famille sont reconnus travailleurs handicapés. Le plus souvent ils sont également déclarés invalides avec la possibilité de travailler à des postes adaptés en termes d’horaires et de pénibilité. Ce sont des travailleurs perfectionnistes sensibles aux relations humaines, créatifs et surinvestirs dans leur mission.

Cet article est écrit par une bipolaire. J’ai été diagnostiquée il y a deux ans à l’âge de 46 ans. L’élément déclencheur est un burnout. Aujourd’hui, j’accepte mon handicap qui ne m’empêche pas d’avoir des compétences à mettre en musique, à partager e à transmettre aux autres. Il faut tout simplement que je me préserve dans mes missions en évitant le surmenage et en travaillant avec des horaires aménagés. J’aime mon métier, les gens et j’ai toujours à cœur d’œuvrer pour le bien-être de notre société en mettant l’humain au cœur du projet et non au service du projet.
 
Pour aller plus loin voici les chiffres publiés par la Fondation FondaMental et l’association d’Argos 2001:
 
1,6 million de personnes sont  atteintes de troubles bipolaires en France;
60 % feront au moins une tentative de suicide dans leur vie et parmi eux, 4 à 19% en décèderont;
10 ans de retard au diagnostic entre un premier épisode et la mise en place d’un traitement ;
10 à 20 ans d’espérance de vie en moins par rapport à la population générale en raison principalement du retard au dépistage et au traitement des comorbidités cardio-vasculaires;
20% des personnes atteintes de troubles bipolaires souffrent d’un syndrome métabolique (hypertension, obésité, diabète,..), soit deux fois plus qu’en population générale, et 2/3 d’entre eux ne reçoivent pas de traitement adéquat pour ces pathologies (une raison étant aussi liée aux interactions médicamenteuses qui pour certaines baissent les défenses immunitaires) ;

1 patient sur 2 rencontre des difficultés à suivre régulièrement son traitement.